La désinfection totale des locaux par voie aérienne (DSVA)

Dans le contexte actuel et afin de valider toutes actions prophylactiques, il est primordial de prévoir dès à présent, la désinfection des locaux et garantir l’état sanitaire des structures.


Bien entendu, il n’est pas question de se substituer au nettoyage, actuellement pratiquée mais de rajouter dans les protocoles usuels, un traitement des surfaces en contact avec l’air, à l’aide d’un produit hautement biocide. Ce traitement doit couvrir la totalité de surfaces et même les endroits peu accessibles.


  • Un peu d'histoire


Depuis 1884, période durant laquelle, les trains en provenance de Toulon et Marseille, étaient soumis à d’intenses fumigations, les techniques de désinfection, utilisant la voie aérienne pour désinfecter, ont largement évolué. Nous avons aujourd’hui, un large panel d’appareils et de produit, pour lesquels le même objectif est réclamé, soit la chute (exprimée en log) des quantités de microorganismes présents sur les surfaces.


Quelle que soient les techniques de diffusion des produits dans l’air : nébulisations, brumisations, vapeurs sèches etc.., nous rechercherons l’efficacité maximale, testée sur sites à l’aide d’indicateurs biologiques.

  • Aujourd'hui, l'air est notre meilleur allié



La désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA)

Aujourd’hui et dans la mise en application des pratiques de désinfection, l’air est notre meilleur allié, sa fonction principale et en dehors des paramètres aérauliques, sera de permettre la diffusion des produits biocides et surtout favoriser, une des phases du procédé qui est la sédimentation des produits sur les surfaces.





Nous avons déjà évalué les tailles des particules émises par les différents appareils, elles se situent, au niveau du micron et cela est suffisant pour une sédimentation qui ne doit en aucun cas, être trop rapide.


La désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA) se décompose en trois phases :


- La diffusion

- La sédimentation

- Le temps de contact


Ce temps de contact, préalablement établi, correspond à l’évaluation, qui a été faite et normalisée, du temps nécessaire au produit sur les surfaces (au contact des éléments microbiologiques) pour définir leurs actions bactéricides, fongicides, sporicides et surtout dans le contexte actuel, virucide.


Les produits utilisés sont nombreux et depuis quelques temps, liés à l’arrêt des utilisations du formaldéhyde sous forme de gaz et glutaraldéhyde également diffusé dans l’environnement, nous utilisons le peroxyde d’hydrogène à 6 – 8%. L’efficacité de ce biocide vis-à-vis du COVID 19, a été décrite.


A chaque application, un test d’efficacité de la méthode, doit être réalisé. Cela correspond à la mise en place à différents endroits d’indicateurs biologiques (cupules contenant des spores en quantité définie et hautement résistantes aux différents traitements), retirés et analysés à la fin des applications, afin d’évaluer l’efficacité des traitements.

Les couples composés des appareils et des produits, sont normalisés et la liste de ces éléments, est régulièrement révisée.


L’occupation des locaux, une fois le traitement terminé, se fera après avoir attesté l’absence de peroxyde dans l’air et ceci afin de protéger le personnel d’éventuels résidus d’éléments chimiques.


Dans la situation actuelle, des protocoles doivent être établis. L’objectif étant de garantir l’état sanitaire des installations, protégeant patients et personnel contre toutes contaminations.


Rédigé le 7 juillet 2021, par Philippe PREAU,

Directeur Général et scientifique du groupe EOLIA